Forteresse
Blanchelame
Les LandesBlanchelame se dresse fièrement quelque part au milieu des Terres Défrichées. Malgré les affrontements incessants, les incursions et les sièges successifs, jamais Blanchelame n'est tombée. C'est cette résilience presque surnaturelle qui lui a valu le titre de « cité éternelle ». On dit que les torrents de la guerre glissent sur les murailles de Blanchelame comme une rivière autour d'un rocher.
La position de Blanchelame est si avantageuse que quiconque voudrait mettre un terme à la guerre doit d'abord la conquérir. Et tant qu'elle tient, le conflit perdure. Ainsi, la ville est devenue l'axe immobile autour duquel tourne le chaos des royaumes. À chaque mouvement d'armée, tous les regards se pointent vers cette humble cité avec son armée minuscule qui supporte à elle seule l'équilibre de la guerre. Aux quatre coins d'Azerim, on parle de cette ville solitaire faite de pierres pâles, coincée entre deux géants. On raconte des histoires sur les Landes, cette oasis de vertu et de fertilité piégée au sein d'un charnier. Mais si Blanchelame fascine autant, ce n'est pas seulement pour sa position stratégique, ni pour l'opulence de ses souverains ou même sa résilience légendaire. C'est surtout parce qu'elle offre aux aventuriers une place d'exception. Car seuls contre tous, ici plus qu'ailleurs, ce sont les audacieux, les errants et les brisés qui forgent le destin.
La Fondation
Il y a bien longtemps, avant les hommes, les orcs ou même les elfes, il n'y avait que la guerre. C'était un temps où les dieux avaient déserté le monde, où les dragons primordiaux et les géants de pierre s'entretuaient les uns après les autres. Il n'y avait plus de montagnes ou d'océans, plus de ciel ou de terre. Le monde n'était plus qu'un champ de ruines, baigné d'une pluie de cendres et d'un crépuscule sans soleil. Nul royaume, nul espoir. Seulement le silence de la fin du monde.
Pieds nus au milieu des collines de cendres, une orpheline marche seule. Elle presse contre sa poitrine une grande lame d'argent trop lourde pour elle. Ses sanglots, portés par les derniers vents, résonnaient vers l'horizon fracturé. Son errance la mène jusqu'à une clairière miraculée, où le vent ne souffle plus. En son centre se dresse fièrement une unique rose dorée. Elle repose là, dans un halo opalin, inconsciente d'être la dernière. Alors que ses forces la quittent pour de bon, l'orpheline plante sa lame dans le cœur de la rose en murmurant une prière oubliée. À cet instant, une lumière douce — ni solaire, ni lunaire — émane de la rose alors qu'elle grimpe le long de la lame. Le sol se met à vibrer, des pierres se dressent toutes seules. Peu à peu, des murs se forment et une ville naît : Blanchelame.
L'Histoire retiendra cette enfant sous le nom d'Ilia Pendragon, première de son nom et fondatrice de la cité éternelle. Certains disent qu'elle mourut ce jour-là, absorbée par la terre pour devenir son gardien invisible. D'autres affirment qu'elle vit encore, cachée sous la cité, avec la Rose d'Or et la Lame d'Argent. Ce qui est sûr, c'est qu'autour de la lame dressée — que nul n'a jamais pu retirer — s'est érigée une lignée : les Pendragon.
La Dynastie Pendragon
Les Pendragons sont la lignée fondatrice de Blanchelame, et l'une des dynasties les plus anciennes et les plus riches du continent. Pourtant, nul ne s'accorde sur l'origine véritable de leur fortune. Certains murmurent que les mines d'or de Blanchelame sont sans fond, d'autres parlent d'un pacte scellé avec une divinité mineure. Mais quelle que soit la vérité, une chose est certaine : un Pendragon ne manque jamais de rien.
Souverains justes et éclairés, les Pendragons n'en sont pas moins redoutables. Bien qu'ils ne soient que souverains de Blanchelame, leur influence se fait sentir dans toutes les Landes, notamment grâce à la Guilde des Aventuriers qu'ils financent. Aujourd'hui, le trône de Blanchelame est occupé par Arabella Pendragon, monarque respectée et crainte à parts égales.
La Guilde des Aventuriers
Sobrement appelée « La Guilde », c'est à travers elle que Blanchelame influence les Landes. Les aventuriers de la Guilde commercent avec toute la population des Landes. Ils servent de main-d'œuvre, de chasseurs de monstres, d'enquêteurs privés et bien plus encore. Ils sont très appréciés des villageois qui se reposent sur eux. On reconnaît un aventurier de la Guilde grâce à un sceau qui les différencie des mercenaires souvent mal intentionnés. La Guilde est directement financée par les Pendragons, réduisant les coûts des quêtes pour les villageois. C'est grâce à ce système que Blanchelame a étendu sa sphère d'influence sans quitter l'enceinte de la cité. Des aventuriers intrépides viennent des quatre coins d'Azerim pour obtenir leur sceau, attirés par la rayonnance de Blanchelame. Certains parlent même d'un « Âge d'or de l'Aventure ».
L'Ordre de la Rose
L'Ordre de la Rose sert à la fois d'armée et de police à Blanchelame. C'est un ordre religieux qui voue un culte à la Rose d'Or, un artefact qui serait doté d'une conscience, et dont les Pendragons seraient les élus. Uriel Pendragon, frère d'Arabella, en est l'archevêque. Il domine l'ordre d'une main de fer.
Les chevaliers de la Rose sont reconnus comme des soldats vertueux qui défendent la veuve et l'orphelin et qui sont globalement très appréciés des habitants de Blanchelame. Ils sont aussi reconnus comme des soldats d'élite qui, malgré leur faible nombre en comparaison aux forces attaquant la cité, ont toujours su la défendre. C'est notamment grâce à la classe d'élite de l'ordre : les Paladins de la Rose. Il y en a un pour cent chevaliers d'or, une classe déjà très sélective. On dit que les Pendragons sont les racines, les chevaliers d'or sont les pétales et les Paladins de la Rose sont les épines. Personne ne voit jamais leur visage, ce qui a le don de nourrir les superstitions…